Forêts françaises 2026 : le puits de carbone s’essouffle face au changement climatique

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Le dernier inventaire de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), publié en juillet 2026, dresse un constat sans détour : la forêt française, longtemps présentée comme un allié naturel contre le réchauffement climatique, perd rapidement sa capacité à absorber le carbone. Entre 2015 et 2023, les massifs métropolitains n’ont séquestré en moyenne que 39 millions de tonnes de CO₂ par an, contre 63 millions de tonnes par an sur la période 2005-2013. Un recul de près de 40 % qui interroge directement la stratégie française de neutralité carbone.

Un recul confirmé par l’inventaire national

Ce chiffre ne provient pas d’une estimation isolée : il s’appuie sur les Indicateurs de gestion durable (IGD), la référence officielle produite tous les cinq ans par l’IGN à partir de ses relevés de terrain. Les auteurs du rapport pointent un phénomène particulièrement marqué dans le Nord-Est du pays, où certains massifs affichent désormais un bilan carbone négatif : les arbres y perdent plus de carbone qu’ils n’en stockent, sous l’effet cumulé des sécheresses répétées et des vagues de chaleur.

La forêt reste pourtant un pilier de l’aménagement du territoire, un sujet qui recoupe aussi les enjeux de jardin et d’espaces verts à l’échelle locale, où la même pression climatique se fait sentir sur la végétation.

Mortalité des arbres et maladies en forte hausse

Au-delà du carbone, c’est l’état sanitaire général des forêts qui se dégrade. L’IGN relève une hausse de 125 % de la mortalité des arbres en dix ans, ainsi qu’une progression de 175 % des attaques pathogènes depuis 2015. Scolytes, chalarose du frêne, dépérissement du châtaignier : plusieurs essences emblématiques sont directement touchées.

  • 26 % des frênes présentent des signes d’altération
  • 21 % des châtaigniers sont affectés par la maladie
  • 10 % des chênes pédonculés montrent des dommages visibles

Un paradoxe : la forêt s’étend mais s’affaiblit

Autre enseignement du rapport : la surface forestière française continue pourtant de progresser, couvrant désormais 17,6 millions d’hectares, soit près d’un tiers du territoire métropolitain et de la Corse. Ce paradoxe illustre une réalité que les experts en science et technologie observent de plus en plus souvent : une surface qui augmente ne garantit plus une fonction écologique équivalente, notamment quand la composition et la vitalité des peuplements se dégradent en parallèle.

Pour les pouvoirs publics, l’enjeu dépasse la seule photographie environnementale. Ces données alimentent directement les trajectoires de la stratégie nationale bas-carbone, qui comptait historiquement sur les forêts pour compenser une partie des émissions nationales.

Ce que cela change concrètement

  • Les objectifs climatiques nationaux doivent revoir la place réelle du puits de carbone forestier, moins fiable qu’anticipé
  • La gestion forestière devra s’adapter aux essences les plus résistantes à la sécheresse
  • La surveillance sanitaire des massifs (scolytes, champignons) devient un enjeu de premier plan
  • Les collectivités locales sont invitées à diversifier les essences plantées dans les aménagements publics

Questions fréquentes

Pourquoi les forêts françaises stockent-elles moins de carbone ?

La baisse s’explique principalement par la multiplication des sécheresses et vagues de chaleur, qui ralentissent la croissance des arbres, ainsi que par la progression des maladies et parasites qui augmentent la mortalité.

Toutes les régions sont-elles concernées de la même façon ?

Non. Le Nord-Est de la France est particulièrement touché, avec des massifs qui affichent désormais un bilan carbone négatif, tandis que d’autres régions résistent mieux grâce à des conditions climatiques plus favorables.

La surface forestière française diminue-t-elle ?

Non, elle continue au contraire de progresser et atteint 17,6 millions d’hectares. C’est la vitalité et la capacité de stockage carbone des arbres qui se dégradent, pas la surface boisée elle-même.

Sources

IGN — Les forêts françaises en 2026
We Demain — La mortalité des arbres s’envole
Banque des Territoires — Forêts et changement climatique

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Pascal Faneux
Pascal Faneux
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