Longtemps présenté comme la nouvelle lubie sportive des Français, le padel a changé de statut. En 2026, ce cousin du tennis joué en double sur un court vitré ne relève plus de la curiosité : il s’est installé durablement dans le paysage des loisirs. La barre du million de pratiquants est désormais franchie, un seuil qui marque le passage de l’effet de mode à une habitude ancrée. Reste à comprendre ce que cette bascule change concrètement pour celles et ceux qui veulent s’y mettre.
Du phénomène de mode à la pratique installée
Les chiffres racontent une trajectoire rare pour un sport en France. La Fédération française de tennis (FFT), qui pilote la discipline, recensait environ 272 000 licenciés padel en novembre 2025, soit une progression de près de 130 % en trois ans. Au-delà des licences, on estime à plus d’un million le nombre de pratiquants réguliers ou occasionnels en 2026, la grande majorité jouant en dehors de toute compétition. Cette pratique libre, entre amis ou en famille, est précisément ce qui distingue le padel d’un sport de club classique.
L’infrastructure a suivi. La France compte désormais près de 4 000 pistes, dont une large part couverte ou semi-couverte, ce qui permet de jouer toute l’année, y compris hors des régions du Sud où le padel s’est d’abord développé. Cette couverture territoriale croissante explique en partie pourquoi le sport ne s’essouffle pas : trouver un terrain près de chez soi n’est plus réservé à quelques métropoles.
Ce qui change pour les amateurs
Premier changement : l’accessibilité du geste. Le court est petit, les vitres permettent de rejouer la balle, et le jeu en double dédramatise l’apprentissage. Concrètement, un débutant peut tenir des échanges dès la première séance, là où le tennis demande souvent des semaines avant de trouver du plaisir. Avec deux séances par semaine et quelques cours au départ, la plupart des joueurs deviennent autonomes en un mois environ.
Deuxième changement : le budget. Une raquette, une paire de chaussures adaptées et quelques accessoires reviennent à 120 à 200 euros pour bien débuter. La location du terrain, elle, varie fortement : de 12 à 20 euros de l’heure en extérieur, jusqu’à 20 à 40 euros en salle dans les grandes villes. Répartie entre quatre joueurs, la facture reste raisonnable pour une activité conviviale.
- Licence FFT padel 2025-2026 : 26 euros pour un adulte, 22 euros pour les 7-18 ans.
- À partir de septembre 2026, la FFT remplace cette licence par une licence Club FFT unique à 33 euros (23 euros pour les jeunes), qui regroupe tennis, padel, beach tennis et pickleball.
- La licence n’est pas obligatoire pour jouer entre amis : elle sert surtout à participer aux compétitions officielles et au classement.
Un sport de loisir, mais un vrai effort physique
Derrière l’image détendue, le padel reste une activité physique complète. Un match sollicite l’endurance, les réflexes et la coordination, et fait dépenser de l’ordre de 400 à 700 calories selon l’intensité. Les organismes de prévention en santé le classent parmi les sports appréciés pour leur effet antistress et leur dimension sociale, deux atouts qui pèsent dans l’adhésion durable. Comme pour toute reprise sportive, mieux vaut néanmoins s’échauffer, doser l’effort au début et écouter ses articulations, notamment aux épaules et aux chevilles.
Ce que le padel réussit, finalement, c’est de combiner la simplicité d’accès d’un loisir avec les bénéfices d’un sport régulier. Une équation qui explique pourquoi il ne devrait pas rejoindre la longue liste des modes sportives éphémères, et pourquoi il séduit aussi celles et ceux qui cherchent une activité bonne pour la santé.
Questions fréquentes
Faut-il déjà savoir jouer au tennis pour se mettre au padel ?
Non. Le padel se veut plus accessible que le tennis : le terrain est plus petit, la raquette pleine est tolérante et le service se fait à la cuillère. Beaucoup de pratiquants débutent sans aucune expérience des sports de raquette.
Combien coûte une partie de padel ?
La location d’un terrain va de 12 à 40 euros de l’heure selon qu’il s’agit d’extérieur ou de salle, et selon la ville. Partagée entre quatre joueurs, une partie revient souvent à moins d’une dizaine d’euros par personne.
Le padel est-il bon pour la santé ?
Pratiqué avec régularité et un minimum de préparation, oui : c’est une activité cardio conviviale qui améliore l’endurance et la coordination. Comme tout sport, il demande un échauffement et une progression raisonnée pour éviter les blessures.
Sources
- Fédération française de tennis — Licences
- franceinfo — Le padel gagne du terrain en France
- Assurance Prévention — Bienfaits et précautions du padel
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