Tourisme : la saison touristique s’étire jusqu’en octobre

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La rentrée n’a pas sonné la fin des vacances. Après un mois de septembre qui s’est imposé comme le nouveau mois vedette du tourisme en France, les professionnels du secteur observent une saison touristique automnale qui s’annonce, elle aussi, particulièrement dynamique. Selon les dernières données disponibles, les réservations de locations de vacances pour le mois d’octobre progressent presque deux fois plus vite que celles de septembre : un signal fort que la saison ne s’arrête plus avec la rentrée scolaire, mais s’étire désormais sur une bonne partie de l’automne.

Des réservations d’octobre en nette accélération

D’après une enquête menée par Atout France auprès des professionnels du tourisme, les réservations dans le secteur locatif progressent de 4 % pour septembre et bondissent de 12 % pour octobre, par rapport à la même période en 2025. Environ un tiers des destinations interrogées (31 %) anticipent une fréquentation stable sur septembre, tandis que 22 % tablent sur une progression. Les zones de montagne se montrent en revanche plus prudentes pour cette période de l’année, faute d’enneigement précoce susceptible d’attirer une clientèle hivernale anticipée.

Ce décalage confirme une tendance déjà repérée cet été. Une étude de SiteMinder, société spécialisée dans les données de réservation hôtelière, avait déjà mesuré une hausse de 18,7 % des réservations pour septembre par rapport à 2025 — la plus forte progression de toute la période estivale en Europe — portée par une fréquentation moins dense dans les lieux les plus courus et des températures plus clémentes qu’en plein cœur de l’été. La part des réservations émanant de touristes français est elle-même passée de 20 % en 2025 à 22 % en 2026, signe d’un regain d’intérêt des Français eux-mêmes pour ces périodes intermédiaires.

Un basculement des canaux de réservation

Ce nouvel équilibre ne profite pas également à tous les circuits de vente. Selon L’Écho touristique, les ventes classiques en agences de voyages pour des départs en septembre reculent d’environ 6 %, alors même que les plateformes de réservation en ligne et le secteur locatif affichent une nette progression sur la même période. Une partie de la clientèle qui organisait autrefois ses vacances au dernier moment via une agence semble avoir basculé vers une réservation anticipée et autonome, effectuée directement en ligne.

Ce phénomène recoupe une autre évolution déjà observée cet été : les vacanciers cherchant à fuir la chaleur vers des destinations plus fraîches du nord-ouest réservent souvent plus tôt, pour sécuriser les meilleurs créneaux avant que l’offre disponible ne se resserre.

Pourquoi cet allongement de saison change la donne

Pour les professionnels du tourisme, un automne actif représente un enjeu économique de taille : il permet de lisser l’activité sur une période plus longue, de maintenir de l'emploi saisonnier au-delà du seul mois d’août et de réduire la pression sur les sites les plus fréquentés en pleine saison. Plusieurs destinations naturelles très prisées, comme les calanques, Porquerolles ou Bréhat, qui ont dû instaurer des quotas de visiteurs cet été pour limiter la surfréquentation, pourraient à terme bénéficier d’un automne mieux rempli : la pression touristique se répartirait alors sur une période plus large de l’année, plutôt que de se concentrer sur les seules six à huit semaines de l’été.

Pour les voyageurs, cette évolution se traduit aussi par de nouvelles opportunités concrètes : des tarifs souvent plus avantageux qu’en plein été, une offre d’hébergement encore disponible et une fréquentation nettement moins dense sur les lieux emblématiques. Comme pour les billets de train, où réserver tôt permet de payer nettement moins cher, anticiper ses réservations d’automne reste le meilleur moyen de profiter des meilleures conditions, avant que les hébergements les plus recherchés ne se remplissent.

Questions fréquentes

Pourquoi les réservations d’octobre progressent-elles plus vite que celles de septembre ?

Les professionnels du secteur locatif expliquent cette dynamique par la combinaison d’une météo encore clémente en octobre dans de nombreuses régions, d’une offre tarifaire plus attractive qu’en haute saison et d’une volonté croissante des voyageurs d’éviter les périodes les plus fréquentées.

Toutes les destinations profitent-elles de cette prolongation de la saison touristique ?

Non. Les destinations littorales et urbaines bénéficient le plus de cet allongement, tandis que les zones de montagne restent plus prudentes pour cette période intermédiaire, en l’absence d’enneigement suffisant avant le lancement de la saison hivernale.

Faut-il réserver longtemps à l’avance pour profiter des meilleures conditions en octobre ?

Les professionnels recommandent d’anticiper, à l’image de ce qui s’observe déjà sur d’autres segments comme le train : plus la réservation est faite tôt, plus les tarifs restent avantageux et plus le choix d’hébergement demeure large.

Sources

Atout FranceLe Gâtinais (étude SiteMinder)L’Écho touristique

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

maria
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