Depuis plus d’un an et demi, les taux de crédit immobilier ne bougent quasiment plus. Résultat : pour les ménages qui cherchent à acheter, la vraie marge de manœuvre ne se joue plus sur le taux de la banque, mais sur le prix affiché par le vendeur. C’est ce que confirment les derniers relevés de courtage publiés à la mi-août 2026, qui dessinent un marché stabilisé mais où les habitudes de négociation doivent changer.
Des taux figés sur un plateau depuis dix-huit mois
Selon le baromètre de courtage Terralyse publié le 12 août 2026, les taux moyens s’établissent à 3,03 % sur 10 ans, 3,16 % sur 15 ans, 3,35 % sur 20 ans et 3,45 % sur 25 ans, hors assurance et frais annexes. Les meilleurs profils empruntent nettement moins cher : jusqu’à 2,70 % sur 10 ans et 3,20 % sur 25 ans. Mais l’essentiel est ailleurs : ces niveaux évoluent dans une fourchette resserrée de 3,2 % à 3,5 % depuis dix-huit mois, sans réel mouvement à la hausse ni à la baisse.
Le prix d’achat, nouveau terrain de négociation
Cette stabilité change la donne pour les acheteurs. Quand le taux ne varie plus, négocier deux ou trois dixièmes de point sur son crédit ne pèse plus grand-chose face à une remise obtenue directement sur le prix du bien. D’après les courtiers interrogés, négocier le prix d’achat pèse aujourd’hui trois à quatre fois plus lourd sur le coût final que négocier le taux, qui reste, lui, quasiment gelé. Une bonne nouvelle pour les acheteurs, qui retrouvent un vrai pouvoir de discussion avec les vendeurs sur un marché moins tendu qu’au plus fort de la crise des taux.
- Un taux qui bouge de 0,2 point change peu de chose sur une mensualité à l’échelle du projet global.
- Une remise de quelques milliers d’euros sur le prix affiché a un effet immédiat et cumulatif sur toute la durée du prêt.
- Les banques disposent encore de marges pour ajuster les meilleurs dossiers, mais l’écart entre profils s’est stabilisé.
Un marché qui repart doucement
Le baromètre s’appuie sur l’analyse de 616 343 ventes notariales : sur l’année 2025, le prix médian national a progressé de +3,1 %, tandis que les volumes de transactions ont bondi de +12,4 %. Ce regain d’activité est porté par des acheteurs occupants plutôt que par des investisseurs, dans un contexte où l’offre reste limitée dans certaines zones tendues, comme le confirment les données de prix au mètre carré suivies par les plateformes spécialisées comme PAP ou Meilleurs Agents. Le marché ne s’est donc pas figé : il s’est simplement réorganisé autour d’un nouvel équilibre entre taux stables et prix qui reprennent lentement de la hauteur.
Ce que cela change concrètement pour un projet d’achat
- Comparer plusieurs biens similaires avant de faire une offre, pour avoir des arguments chiffrés en négociation.
- Ne plus attendre une hypothétique baisse de taux avant de se positionner : le plateau dure depuis dix-huit mois.
- Concentrer les efforts de négociation sur le prix, les frais annexes et les éventuels travaux plutôt que sur le taux seul.
- Faire chiffrer plusieurs scénarios de durée (15, 20, 25 ans) pour visualiser l’effet réel sur le coût total du crédit.
Pour qui envisage un achat dans les prochains mois, ce nouvel équilibre mérite d’être intégré dès la recherche de bien, au même titre que le choix du quartier ou du type de logement. Les questions de budget et de financement restent centrales, tout comme les projets d’aménagement une fois les clés en main, du côté de la maison et du jardin.
Questions fréquentes
Les taux de crédit immobilier vont-ils encore baisser en 2026 ?
Rien ne l’indique pour l’instant : les courtiers constatent un plateau stable entre 3,2 % et 3,5 % depuis dix-huit mois, sans signe de mouvement imminent dans un sens ou dans l’autre.
Pourquoi négocier le prix plutôt que le taux ?
Parce que le taux évolue désormais très peu d’un dossier à l’autre, alors qu’une remise sur le prix d’achat a un effet direct et durable sur le coût total du crédit, day après jour de remboursement.
Le marché immobilier repart-il vraiment ?
Oui selon les données notariales : les volumes de transactions ont progressé de +12,4 % en 2025, portés par des acheteurs occupants, même si les prix ne progressent que modérément dans la plupart des régions.
Sources
Terralyse — baromètre des taux immobiliers, août 2026
Meilleurs Agents — baromètre immobilier 2026
PAP — prix au m² en France, août 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale