Chaque printemps, les instituts de sondage prennent le pouls des Français à l’approche de l’été. Cette année, trois enquêtes indépendantes convergent vers un même constat : les vacances d’été des Français ne ressemblent plus à celles d’il y a cinq ans. Budget arbitré, distances raccourcies, envie de ralentir : un nouvel art de vivre estival s’installe durablement dans les foyers.
Rester plus près de chez soi : le nouveau réflexe
Les trois études convergent sur un point : la proximité l'emporte. Selon Ipsos, 68% des Français passeront au moins une partie de leurs vacances en France, et 51% y resteront exclusivement, soit quinze points de plus qu’il y a quelques années. L’enquête menée par Ulys, spécialiste du télépéage, confirme la tendance : 67% des vacanciers resteront en France métropolitaine, pour une distance moyenne parcourue de 673 kilomètres, la voiture restant le mode de transport privilégié par 64% d’entre eux. Enfin, CSA Research, pour Cofidis, mesure que 61% des sondés envisagent de partir plus près de leur domicile qu’auparavant. Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bretagne et Occitanie forment le trio de tête des régions plébiscitées.
Ce repli vers l’Hexagone ne doit rien au hasard : Ipsos souligne que 55% des Français considèrent le risque de conflit international comme un critère essentiel dans le choix de leur destination, et 40% jugent le climat géopolitique déterminant, en hausse de sept points par rapport à 2024.
Des budgets sous tension, des arbitrages serrés
Sur le volet financier, les résultats divergent selon les instituts, ce qui illustre la diversité des échantillons et des méthodes d’enquête. Ipsos mesure un budget moyen de 1 864 euros, en légère hausse de 5%, mais sur une durée de séjour resserrée à 1,9 semaine contre 2,1 semaines l’an dernier : la dépense quotidienne progresse donc, même si le budget global reste stable. À l’inverse, l’enquête CSA Research pour Cofidis, menée auprès de 1 010 personnes, enregistre une chute de 14% du budget moyen, passé de 2 035 à 1 748 euros, son plus bas niveau depuis 2022.
- Malgré ces écarts de chiffres, les deux études pointent le même réflexe : les vacanciers réduisent leurs dépenses sur place, en particulier sur l’alimentation, les loisirs et les achats plaisir.
- Le budget vacances devient un marqueur social plus net : selon Ipsos, 84% des catégories aisées partent, contre seulement 58% des foyers modestes.
- Ulys relève par ailleurs que 29% des automobilistes envisagent des horaires de départ décalés pour éviter les bouchons et l’attente aux péages.
Voyager moins loin, mais autrement
Au-delà des chiffres, c’est la philosophie même du séjour qui évolue. CSA Research relève que 59% des Français pratiquent déjà, ou envisagent de pratiquer, un tourisme plus responsable, en cohérence avec les enjeux d’écologie qui infusent désormais les choix de consommation, y compris ceux liés aux loisirs. Cette bascule se lit aussi dans les usages : 44% des conducteurs de véhicules électriques planifient méticuleusement leurs recharges pour éviter les mauvaises surprises sur la route, et 36% s’appuient déjà sur des applications d’aide à la conduite pour optimiser leur trajet.
Ce nouvel art de vivre des vacances ne signe pas un renoncement, mais un recentrage : des séjours plus courts, plus proches, mieux arbitrés financièrement, et pensés pour limiter le stress logistique autant que l'empreinte du voyage. Une évolution qui, si elle se confirme d’année en année, pourrait durablement redessiner la carte touristique estivale de la France.
Questions fréquentes
Combien de Français partent en vacances cet été ?
Les études donnent des estimations variables selon leur périmètre : 76% selon Ipsos, 78% selon Ulys, et 62% selon CSA Research pour Cofidis. Ces écarts tiennent aux méthodologies et aux dates d’enquête, mais toutes confirment qu’une large majorité de Français partent en vacances.
Quel est le budget moyen des vacances d’été ?
Les chiffres varient selon les enquêtes : Ipsos mesure une hausse à 1 864 euros en moyenne (+5%), tandis que CSA Research pour Cofidis relève au contraire une baisse à 1 748 euros (-14%), son niveau le plus bas depuis 2022. Dans les deux cas, les vacanciers arbitrent fortement leurs dépenses.
Pourquoi les Français privilégient-ils davantage l’Hexagone ?
Trois facteurs se conjuguent : la maîtrise du budget, la recherche de sérénité face aux tensions géopolitiques internationales (citée par 55% des sondés Ipsos), et une envie croissante de tourisme responsable et de proximité.
Sources
- Ipsos — Vacances d’été 2026 : les Français privilégient l’Hexagone
- L’EnerGeek — Vacances d’été 2026 : 673 km en moyenne pour les Français
- CSA Research pour Cofidis — Enquête vacances 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
