Le compte à rebours est officiellement lancé : depuis le 1er septembre, la facturation électronique est devenue obligatoire pour toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, au moins pour la réception des factures. Grandes entreprises et ETI doivent déjà émettre leurs factures au format électronique, tandis que les TPE et PME bénéficient d’un délai supplémentaire d’un an pour s’y conformer à leur tour. Un répit, mais pas une raison de temporiser.
Un basculement organisé en deux temps
La réforme, préparée depuis plusieurs années par l’administration fiscale, avance désormais par étapes selon la taille des structures. Toutes les entreprises, sans exception, doivent depuis le 1er septembre être en mesure de recevoir des factures dématérialisées. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont, elles, l’obligation supplémentaire d’émettre leurs factures sous ce format dès à présent. Les TPE et PME, déjà fragilisées sur d’autres fronts économiques cette année, disposent quant à elles d’un délai courant jusqu’au 1er septembre de l’année prochaine pour basculer à leur tour vers l’émission électronique.
- Depuis le 1er septembre : réception obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA
- Depuis le 1er septembre : émission obligatoire pour les grandes entreprises et les ETI
- D’ici septembre de l’année prochaine : émission obligatoire étendue aux PME, TPE et micro-entrepreneurs
Ce qui change concrètement pour les entreprises
Fini l’envoi d’une facture au format PDF glissée en pièce jointe d’un simple e-mail entre professionnels : les documents concernés devront transiter par une plateforme agréée par l’État, dans un format structuré ou hybride permettant une lecture automatisée des données. Plus d’une centaine de ces plateformes sont aujourd’hui immatriculées, ce qui laisse aux entreprises un choix relativement large, mais impose aussi un travail de vérification : compatibilité du logiciel de gestion en place, format des documents produits, capacité à transmettre automatiquement certaines données à l’administration fiscale via le dispositif dit d’e-reporting, notamment pour les opérations réalisées avec des particuliers ou à l’international.
Les objectifs affichés par les pouvoirs publics restent constants depuis le lancement du chantier : simplifier à terme les déclarations de TVA, mieux lutter contre la fraude et donner à l’administration une vision plus fine et plus rapide de l’activité économique du pays. Une tolérance est par ailleurs évoquée par plusieurs médias pour les entreprises encore mal préparées, le temps que la bascule technique se stabilise, sans sanction financière immédiate.
Une échéance qui ne se prépare pas à la dernière minute
Un an peut sembler confortable, mais les professionnels du secteur rappellent qu’un projet de dématérialisation des factures mobilise plusieurs mois : audit du parc logiciel existant, choix d’une plateforme agréée compatible avec son secteur d’activité, formation des équipes comptables, tests avec les principaux fournisseurs et clients avant le basculement définitif. La sécurisation des échanges de données financières fait aussi partie des points de vigilance identifiés par les entreprises interrogées sur ce nouveau chantier, la multiplication des flux automatisés créant de nouveaux points d’attention pour les équipes informatiques.
Entre confiance retrouvée et prudence budgétaire
Le climat dans lequel s’engage cette bascule n’est pas anodin. Les derniers baromètres de conjoncture consacrés aux TPE et PME françaises font état d’un regain d’optimisme : la part de dirigeants se disant confiants pour leur propre activité a nettement progressé en quelques mois, et les deux tiers d’entre eux se montrent désormais confiants pour le second semestre. Les difficultés de trésorerie, elles, reculent au plus bas niveau observé depuis le début de ces enquêtes, même si un tiers des dirigeants continue d’en signaler. Concrètement, la préservation de la trésorerie et la préparation aux nouvelles obligations de facturation figurent parmi les tout premiers chantiers cités par les chefs d’entreprise pour cette rentrée, dans un climat des affaires jugé plus favorable qu’au début de l’année.
Questions fréquentes
Toutes les entreprises sont-elles concernées par la facturation électronique ?
Oui, toutes les entreprises assujetties à la TVA en France doivent, depuis le 1er septembre, être en capacité de recevoir des factures électroniques. Seule l’obligation d’émission est échelonnée selon la taille de l’entreprise.
Quelle est la date limite pour les TPE et les PME ?
Les petites et moyennes entreprises, ainsi que les micro-entrepreneurs, ont jusqu’au 1er septembre de l’année prochaine pour être en mesure d’émettre elles-mêmes leurs factures au format électronique, via une plateforme agréée.
Comment choisir une plateforme de facturation agréée ?
Il convient de vérifier la compatibilité de son logiciel de gestion actuel, le format de facture proposé, la capacité de la plateforme à assurer la transmission des données requises à l’administration fiscale, ainsi que son immatriculation officielle auprès des autorités compétentes.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale