À partir d’octobre 2026, les masseurs-kinésithérapeutes pourront à leur tour réaliser le bilan de prévention, ce rendez-vous gratuit déjà proposé par les médecins, sage-femmes, infirmiers et pharmaciens. Une extension qui vise à rendre ce dispositif plus accessible, alors qu’il a déjà séduit plus de 612 000 Français depuis son lancement.
Un rendez-vous long, centré sur le repérage des fragilités
Le dispositif « Mon Bilan Prévention » se présente comme un temps d’échange de 30 à 45 minutes avec un professionnel de santé, à des âges clés de la vie. Il ne s’agit pas d’une consultation médicale classique mais d’un moment consacré à faire le point sur les habitudes de vie : alimentation, activité physique, sommeil, conduites addictives ou encore santé mentale. L’objectif est de repérer tôt les facteurs de risque avant qu’ils ne se transforment en pathologies installées.
Quatre tranches d’âge sont concernées : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans. Chacune correspond à une période où certains risques (stress, sédentarité, isolement, perte d’autonomie naissante) sont statistiquement plus fréquents, ce qui justifie un point d’étape ciblé plutôt qu’un suivi générique.
Pourquoi les kinésithérapeutes, et pourquoi maintenant
Selon l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, la profession dispose d’une expertise reconnue en activité physique et en prévention de la perte d’autonomie, deux thématiques centrales du bilan. Leur intégration au dispositif doit surtout répondre à un enjeu très concret : l’accessibilité. Depuis l’automne 2025, ce sont les pharmaciens qui réalisent la majorité des bilans, portés par un maillage territorial dense. Ajouter les cabinets de kinésithérapie, eux aussi présents jusque dans les zones rurales, doit permettre de réduire les délais d’attente et de toucher un public qui consulte rarement un médecin en dehors d’une blessure.
Concrètement, cela signifie qu’un patient pourra bientôt demander ce bilan directement à son kinésithérapeute habituel, sans devoir chercher un créneau chez un médecin généraliste souvent débordé.
Ce qui change pour les patients
- Le bilan reste intégralement gratuit et pris en charge, quel que soit le professionnel consulté.
- Il donne lieu à des conseils personnalisés et, si nécessaire, à une orientation vers un autre professionnel de santé.
- Le rendez-vous peut être pris directement auprès d’un kinésithérapeute participant au dispositif dès octobre.
- Aucune ordonnance préalable n’est nécessaire pour en bénéficier.
Le succès du dispositif — plus de 612 000 bilans réalisés au 30 juin 2026 — montre une appropriation progressive par le public, même si la notoriété du programme reste encore inégale selon les régions. L’élargissement aux kinésithérapeutes s’inscrit dans une logique plus large de prévention en santé, portée comme une priorité par les pouvoirs publics face au vieillissement de la population et à la hausse des maladies chroniques évitables.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du bilan de prévention ?
Toute personne appartenant à l’une des quatre tranches d’âge ciblées : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans ou 70-75 ans.
Faut-il payer pour ce rendez-vous ?
Non, le bilan est entièrement gratuit et ne nécessite pas d’avance de frais.
À partir de quand peut-on le faire avec un kinésithérapeute ?
Le dispositif s’ouvre aux masseurs-kinésithérapeutes volontaires à partir d’octobre 2026.
Pour aller plus loin sur les enjeux de santé et de services de proximité, ou sur l’importance de l’activité physique dans la prévention, et plus largement sur les évolutions du monde de la santé et de l’emploi des professionnels du secteur, la rédaction continuera de suivre ce dossier.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
