Le Conseil supérieur du notariat (CSN) a dévoilé en septembre 2026 une étude baptisée « La grande transmission », consacrée au patrimoine que les Français vont se transmettre au cours des quinze prochaines années. Le constat : la succession et la donation vont peser de plus en plus lourd dans l’économie des familles, avec l’immobilier comme pièce centrale de l’équation.
Selon cette enquête menée auprès des notaires de France en mai 2026, le patrimoine susceptible d’être transmis entre 2025 et 2040 est estimé à 6 200 milliards d’euros en hypothèse médiane, avec une fourchette allant de 5 100 à 7 558 milliards selon les scénarios retenus.
L’immobilier, pièce maîtresse des successions
Le logement reste au cœur des héritages : 68 % des successions donnent lieu à une déclaration incluant au moins un bien immobilier. Cette proportion illustre à quel point le marché du logement ancien, dont les ventes redémarrent doucement, continue de structurer le patrimoine des ménages français, bien davantage que les placements financiers pour la majorité des familles.
Des donations de plus en plus anticipées
L’étude du CSN montre aussi un changement de comportement : 27,2 % des successions ont été précédées d’une ou plusieurs donations du vivant du défunt. La première donation intervient en moyenne lorsque le donateur a 64 ans et 3 mois, pour un montant moyen avoisinant les 286 000 euros.
Chaque année, les notaires de France enregistrent entre 300 000 et 380 000 donations, pour un montant global compris entre 45 et 65 milliards d’euros. Cette anticipation s’inscrit dans une logique plus large de gestion du patrimoine transmis via l’assurance-vie ou les contrats de capitalisation, deux outils que les familles combinent de plus en plus souvent avec la donation classique.
Pourquoi ce chiffre de 6 200 milliards d’euros ne doit pas faire bondir l’impôt
Si le montant paraît vertigineux, les notaires rappellent qu’il s’agit d’une projection cumulée sur quinze ans, répartie sur des millions de successions de tailles très variées : la majorité des transmissions reste modeste, loin des grandes fortunes qui concentrent l’attention médiatique. L’enjeu, pour les pouvoirs publics comme pour les familles, est plutôt d’anticiper ces transmissions pour éviter des successions mal préparées, notamment lorsqu’un livret d’épargne réglementée ou un bien immobilier doit être partagé entre plusieurs héritiers.
Pour les notaires, l’essentiel reste d’accompagner les familles en amont : donations échelonnées, choix du régime matrimonial, ou encore anticipation du démembrement de propriété sont autant d’outils qui permettent de lisser la transmission dans le temps plutôt que de la concentrer au moment du décès.
Questions fréquentes
Combien de patrimoine les Français vont-ils se transmettre d’ici 2040 ?
Selon l’étude du Conseil supérieur du notariat, le patrimoine susceptible d’être transmis entre 2025 et 2040 est estimé à 6 200 milliards d’euros en hypothèse médiane, dans une fourchette de 5 100 à 7 558 milliards d’euros.
Quelle part des successions concerne l’immobilier ?
68 % des successions donnent lieu à une déclaration incluant au moins un bien immobilier, ce qui confirme le rôle central du logement dans le patrimoine transmis en France.
À quel âge les Français font-ils leur première donation ?
En moyenne, la première donation intervient lorsque le donateur a 64 ans et 3 mois, pour un montant moyen d’environ 286 000 euros.
Sources
- Conseil supérieur du notariat — Qu’en est-il vraiment de la « grande transmission » ?
- Club Patrimoine — Grande transmission : 9 000 milliards d’euros d’héritages en France
- Presse Agence — Succession : 6 200 milliards d’euros transmis d’ici 2040
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale