Après deux années compliquées, le marché de l’immobilier ancien retrouve des couleurs en France. Selon les derniers chiffres des Notaires de France, les ventes de logements anciens repartent nettement à la hausse à l’approche de la rentrée, sans pour autant provoquer d’envolée des prix. Un scénario de reprise « sage », confirmé par plusieurs analyses spécialisées du secteur.
Les transactions repartent nettement à la hausse
Sur les douze mois arrêtés à fin mai 2026, environ 949 000 ventes de logements anciens ont été enregistrées en France, soit une progression de +5,7 % sur un an. Ce redémarrage confirme la tendance amorcée dès la fin 2024 : après plusieurs trimestres de ralentissement lié à la remontée des taux, les acheteurs reviennent progressivement sur le marché. Les professionnels tablent désormais sur près de 940 000 transactions pour l’ensemble de l’année 2026, un niveau qui reste toutefois inférieur aux records enregistrés avant 2022.
Des prix quasi stables, mais de fortes disparités locales
Contrairement à ce que la reprise des volumes pourrait laisser penser, les prix ne s’envolent pas. Au premier trimestre 2026, le prix des logements anciens n’a progressé que de +0,2 % sur un an à l’échelle nationale, avec un net écart entre les appartements (+0,6 %) et les maisons individuelles, qui reculent légèrement (-0,2 %). En Île-de-France, la hausse atteint +0,6 %, portée par les appartements parisiens (+1 %, autour de 9 600 €/m² en moyenne). Cette moyenne nationale cache toutefois de fortes disparités territoriales, certaines zones tendues continuant de voir leurs prix grimper quand d’autres marchés plus détendus stagnent, voire reculent. Pour les acheteurs qui cherchent à optimiser leur budget, il faut d’ailleurs rappeler que le prix d’achat négocié pèse souvent plus lourd dans la facture finale que le taux du crédit obtenu auprès de la banque.
Le crédit immobilier retrouve, lui aussi, un peu d’air
Ce frémissement des ventes doit beaucoup à l’amélioration des conditions de financement. Le taux moyen des crédits immobiliers s’établissait autour de 3,21 % en mai 2026, avec une production mensuelle de nouveaux prêts évaluée à 11,4 milliards d’euros selon la Banque de France. Cette stabilisation redonne du pouvoir d’achat immobilier aux ménages, même si l’apport personnel exigé par les banques reste globalement plus élevé qu’avant la crise des taux. Le contraste est net avec le marché du logement neuf, où la reprise reste réelle mais nettement plus fragile, freinée par les coûts de construction et la rareté du foncier disponible.
La performance énergétique, nouveau critère décisif
Autre évolution marquante : le diagnostic de performance énergétique (DPE) s’impose désormais comme un critère de poids dans la négociation. Les biens mal classés voient leurs délais de vente s’allonger et subissent des décotes plus fréquentes, tandis que les logements bien notés se négocient plus vite et plus près du prix affiché. Ce phénomène pousse de nombreux propriétaires à engager des travaux avant la mise en vente, dans un contexte où certains travaux de rénovation viennent d’être exclus du parcours d’aides MaPrimeRénov’, ce qui complique le calcul budgétaire des vendeurs comme des acheteurs.
Au total, le marché de la rentrée immobilière 2026 se dessine donc comme un marché plus sélectif et plus territorial que par le passé : davantage de transactions, mais des prix qui progressent avec prudence, et une négociation plus systématique qu’auparavant. Pour approfondir les questions de financement, notre rubrique Finance – Economie suit régulièrement l’évolution des taux d’épargne et de crédit, tandis que notre rubrique Maison et Jardin revient sur les obligations réglementaires liées à l’entretien des logements.
Questions fréquentes
Le marché de l’immobilier ancien s’est-il vraiment redressé en 2026 ?
Oui, au sens strict des volumes : les Notaires de France recensent environ 949 000 ventes sur les douze mois glissants à fin mai 2026, en hausse de 5,7 % sur un an. La reprise concerne surtout le nombre de transactions, pas les prix, qui restent globalement stables.
Les prix vont-ils continuer de grimper d’ici la fin de l’année ?
Rien ne l’indique pour l’instant. Les données du premier trimestre 2026 montrent une évolution quasi nulle à l’échelle nationale (+0,2 %), avec des hausses plus marquées uniquement dans certaines zones tendues comme Paris et sa proche couronne.
Le DPE influence-t-il réellement le prix de vente ?
De plus en plus. Les professionnels constatent des délais de vente allongés et des négociations plus dures pour les logements mal classés, ce qui pousse un nombre croissant de propriétaires à rénover avant de mettre leur bien sur le marché.
Sources
- Notaires de France – Bilan immobilier annuel
- Actuprime – Marché immobilier français : chiffres et tendances 2026
- Homunity – Marché immobilier 2026 : tendances, prix et perspectives
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale