Bronchiolite du nourrisson : la prise en charge d’Abrysvo et Beyfortus bondit à 65 %

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À l’approche de la saison épidémique, l’Assurance Maladie change la donne pour les familles. Dès le 31 août 2026, le taux de remboursement des deux traitements préventifs contre la bronchiolite du nourrisson, l’Abrysvo et le Beyfortus, passe de 30 % à 65 %, avec une prise en charge pouvant grimper jusqu’à 100 % selon les situations.

Deux traitements, une même cible : le virus respiratoire syncytial

La bronchiolite est causée par le virus respiratoire syncytial (VRS), qui circule chaque hiver en France et touche en premier lieu les nourrissons de moins d’un an. Deux stratégies de prévention coexistent désormais : l’Abrysvo, un vaccin injecté à la femme enceinte pour transmettre des anticorps au bébé avant sa naissance, et le Beyfortus (nirsévimab), un anticorps monoclonal administré directement au nourrisson à la naissance ou en début de saison épidémique. Selon l’annonce de la Sécurité sociale, les deux options resteront proposées aux familles, le choix dépendant du suivi de grossesse et du contexte médical.

Ce qui change concrètement pour les familles

Jusqu’ici, seuls 30 % du coût de ces traitements préventifs étaient remboursés par l’Assurance Maladie, un frein reconnu à leur adoption malgré les recommandations sanitaires. À compter du 31 août, ce taux passe à 65 %, et certaines situations permettent une prise en charge à 100 %, notamment selon le lieu d’administration, le stade de la grossesse ou le contexte médical de la mère et de l’enfant.

  • Taux de remboursement de base : de 30 % à 65 % pour l’Abrysvo comme pour le Beyfortus
  • Prise en charge à 100 % possible selon le lieu d’administration et le contexte médical
  • Entrée en vigueur au moment du lancement de la campagne de prévention 2026-2027

Une épidémie qui pèse chaque hiver sur les urgences pédiatriques

L’enjeu sanitaire est loin d’être anecdotique. En France, la bronchiolite touche chaque année environ 480 000 nourrissons de moins de deux ans, soit près de 30 % de cette tranche d’âge. Lors de la saison 2022-2023, particulièrement intense, les services d’urgences avaient enregistré plus de 73 000 passages et plus de 26 000 hospitalisations liées à cette seule pathologie, selon les données de Santé publique France. Un contexte qui explique la volonté des autorités de lever le frein financier à la vaccination et à l’immunisation préventive, comme le rappelait déjà le bilan de prévention engagé cette année sur d’autres volets de la santé publique.

Un mouvement plus large de renforcement de la prévention

Cette revalorisation du remboursement s’inscrit dans une dynamique plus générale où les autorités sanitaires cherchent à mieux anticiper les épisodes climatiques et sanitaires qui pèsent sur la population, à l’image de la récente étude nationale sur l’impact de la chaleur sur la santé et le bien-être des Français, ou encore de la vigilance accrue autour des maladies vectorielles évoquée dans notre article sur le risque épidémique du chikungunya et de la dengue. Pour les familles qui bouclent aussi le budget de la rentrée, cette baisse du reste à charge sur la santé du nourrisson tombe à point nommé.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre l’Abrysvo et le Beyfortus ?

L’Abrysvo est un vaccin administré à la femme enceinte, qui transmet des anticorps protecteurs au bébé avant la naissance. Le Beyfortus est un anticorps monoclonal injecté directement au nourrisson, en général à la naissance ou juste avant la saison épidémique.

À partir de quand le nouveau taux de remboursement s’applique-t-il ?

Le taux de remboursement de 65 % s’applique à compter du 31 août 2026, au moment où débute la campagne de prévention de la bronchiolite pour la saison 2026-2027.

Le remboursement peut-il atteindre 100 % ?

Oui, dans certaines situations liées au lieu d’administration, au stade de la grossesse ou au contexte médical, la prise en charge peut être totale. Il est recommandé d’échanger avec son médecin ou sa sage-femme pour connaître les conditions applicables.

Sources

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