Deux réformes discrètes mais concrètes viennent modifier la facture santé des Français cet automne. D’un côté, le plafond annuel des franchises médicales augmente au 1er octobre. De l’autre, refuser un médicament générique, hybride ou biosimilaire à la pharmacie coûte désormais plus cher depuis le 1er septembre. Deux mesures distinctes, un même effet : un reste à charge un peu plus lourd pour les patients, sauf à bien connaître les nouvelles règles du jeu.
Le plafond des franchises médicales augmente au 1er octobre
Le gouvernement avait initialement envisagé, dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, de doubler le plafond annuel cumulé des franchises médicales (sur les boîtes de médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires) et des participations forfaitaires (sur les consultations et les actes médicaux), le faisant passer de 100 à 200 euros par an. Face aux critiques, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé un recul : « le doublement annoncé n’a pas été compris et a pu apparaître brutal ». La réforme finalement retenue, effective au 1er octobre 2026, relève chaque sous-plafond de 50 à 70 euros, portant le plafond global combiné à 140 euros par an au lieu de 100 aujourd’hui — soit une hausse d’environ 40 %, avec un impact moyen estimé à une dizaine d’euros par an pour un assuré standard.
Cette augmentation touche en priorité les patients chroniques, qui multiplient les boîtes de médicaments et les actes remboursés sur l’année et atteignent plus vite le plafond. Elle s’ajoute à d’autres arbitrages budgétaires qui pèsent déjà sur les ménages, comme le budget des familles sous tension à la rentrée.
Génériques et biosimilaires : la sanction du refus se durcit dès le 1er septembre
Depuis le 1er septembre 2026, le principe du « tiers payant contre générique », qui s’appliquait déjà aux médicaments génériques classiques, est étendu aux médicaments hybrides et biosimilaires. Concrètement, refuser en pharmacie la substitution proposée par le pharmacien fait perdre le bénéfice du tiers payant : le patient doit alors avancer l’intégralité du prix, puis demander un remboursement a posteriori auprès de sa caisse. Ce remboursement est en outre plafonné sur la base du prix du médicament le moins cher du groupe, tout surcoût restant définitivement à sa charge.
Deux exceptions permettent de conserver le tiers payant : une mention « non substituable » portée par le médecin sur l’ordonnance pour un motif médical précis, ou un médicament d’origine dont le prix est déjà inférieur à celui de l’alternative proposée. Cette bascule vers les biosimilaires s’inscrit dans une politique plus large de maîtrise des dépenses de santé, dans un contexte où d’autres postes de remboursement, comme celui des traitements contre la bronchiolite du nourrisson, ont au contraire vu leur prise en charge renforcée ces derniers mois.
Ce que cela change concrètement pour les patients
- Le plafond annuel combiné franchises + participations forfaitaires passe de 100 à 140 euros au 1er octobre 2026.
- Refuser un hybride ou un biosimilaire sans motif médical validé fait perdre le tiers payant depuis le 1er septembre 2026.
- La mention « non substituable » du médecin reste le seul moyen de garder le tiers payant tout en refusant la substitution.
- Les patients chroniques et les gros consommateurs de soins sont les premiers concernés par le relèvement du plafond.
Ces ajustements interviennent alors que les droits des consommateurs évoluent eux aussi sur d’autres fronts, comme le rappellent les nouveaux droits de garantie légale entrés en vigueur cette année. Pour limiter l’impact de ces deux réformes, mieux vaut vérifier sa situation avec son pharmacien ou son médecin traitant avant la fin de l’été.
Questions fréquentes
Le plafond des franchises médicales a-t-il été doublé comme prévu initialement ?
Non. Le gouvernement a renoncé au doublement complet après les critiques suscitées par le projet. Le plafond combiné passe de 100 à 140 euros par an au 1er octobre 2026, soit une hausse d’environ 40 % et non de 100 %.
Que se passe-t-il si je refuse un médicament biosimilaire à la pharmacie ?
Depuis le 1er septembre 2026, ce refus fait perdre le tiers payant : il faut avancer les frais, puis se faire rembourser sur la base du prix du médicament le moins cher du groupe, sauf mention « non substituable » du médecin.
Qui est le plus concerné par la hausse du plafond des franchises ?
Les patients qui cumulent le plus de boîtes de médicaments, d’actes paramédicaux ou de consultations sur l’année, notamment les personnes atteintes de pathologies chroniques, atteignent plus vite le nouveau plafond de 140 euros.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale