Payer jusqu’à 20 euros de sa poche pour voir un médecin plus vite en téléconsultation : cette pratique, devenue courante sur plusieurs plateformes, doit disparaître d’ici le 1er octobre 2026. Le ministère de la Santé a fixé un ultimatum clair à sept opérateurs, dont Qare, Livi et Tessan, sous peine de sanctions lourdes pour les entreprises concernées.
Des options payantes « coupe-file » dans le viseur
Plusieurs plateformes de téléconsultation proposaient jusqu’ici une option payante non remboursable, facturée jusqu’à 20 euros, pour accéder à des créneaux plus nombreux ou à un rendez-vous plus rapide avec un médecin. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dénonce un système créant une inégalité d’accès aux soins : les patients capables de payer davantage passeraient devant les autres, y compris pour des consultations en théorie couvertes par l’Assurance maladie.
Cette problématique n’est pas sans rappeler les débats sur les dépassements d’honoraires selon le secteur de conventionnement des médecins, où la question du reste à charge revient régulièrement sur la table.
Un décret déjà en vigueur, une échéance au 1er octobre
La mesure s’appuie sur le décret n° 2026-626 du 8 juillet 2026, publié au Journal officiel le 12 juillet, qui renforce les conditions d’évaluation et de renouvellement de l’agrément des plateformes de téléconsultation. Le ministère laisse jusqu’au 1er octobre aux sept sociétés visées pour se mettre en conformité.
- Sept plateformes concernées, dont Qare, Livi et Tessan.
- Jusqu’à 20 € facturés pour un accès prioritaire, selon les cas observés.
- Sanction prévue : retrait de l’agrément permettant de facturer l’Assurance maladie.
- Base légale : décret n° 2026-626 du 8 juillet 2026.
Ce que cela change concrètement pour les patients
Pour l’usager, la fin de ces options signifie qu’un rendez-vous en téléconsultation ne pourra plus, en théorie, être accéléré moyennant un supplément non remboursé. Les plateformes qui refuseraient de s’aligner risquent de perdre leur agrément, ce qui les empêcherait purement et simplement de facturer leurs actes à la Sécurité sociale — un coup dur pour leur modèle économique. Ce dossier s’inscrit plus largement dans l’actualité santé et médecine suivie de près par les usagers comme par les professionnels.
Cette clarification intervient alors que l’accès aux soins reste une préoccupation majeure dans plusieurs territoires, qu’il s’agisse des services de proximité comme les déserts pharmaceutiques ou du reste à charge croissant sur les soins courants. Du côté de l’innovation médicale, d’autres initiatives cherchent au contraire à réduire les délais d’intervention, comme l’usage de drones défibrillateurs pour les urgences cardiaques.
Questions fréquentes
Quelles plateformes sont concernées par cette interdiction ?
Le ministère de la Santé cible sept sociétés de téléconsultation, parmi lesquelles Qare, Livi et Tessan, qui proposaient des options payantes de rendez-vous prioritaires.
Que risquent les plateformes qui ne se conforment pas avant le 1er octobre ?
Elles s’exposent à un retrait de leur agrément, ce qui leur interdirait de facturer leurs téléconsultations à l’Assurance maladie.
Les téléconsultations classiques restent-elles remboursées normalement ?
Oui, seules les options payantes de passage prioritaire sont visées ; le remboursement des téléconsultations dans le parcours de soins habituel n’est pas modifié par cette mesure.
Sources
- Franceinfo — Fin de la surfacturation coupe-file en téléconsultation
- TICsanté — Le ministère exige la fin des options payantes
- Ameli.fr — La téléconsultation
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale